LE MOT DE LA FIN

Plus d’un mois s’est écoulé depuis mon dernier billet. Le mois de septembre a été intense, nous avons enchaîné la fin du montage, la conformation, l’étalonnage, le mixage, la fabrication des DCP et des DVD, la vérification du matériel sur grand écran et l’inscription du film aux festivals.

La post-production est un tourbillon puissant, on reste le souffle suspendu dans l’attente de découvrir une bonne fois pour toutes la matière finale. On fait des choix irréversibles sans vraiment savoir, en espérant qu’il s’agisse des bons, mais on connaîtra le verdict seulement à la toute fin, trop tard, au moment de vérifier le DCP sur grand écran.

Mais maintenant que tout est fait, fini, figé dans une forme, je peux dire que je ressens une profonde satisfaction. Nous pouvons maintenant dire, après notre première projection sur grand écran, que nous avions raison : nos choix de montage, d’étalonnage, de mixage se sont révélé être les bons. Nous avons attendu la fin le souffle coupé, sous le regard attentif et passionné de Jérôme, l’extraordinaire projectionniste de la Fémis et à la fin nous avons frémi : c’est le film que nous voulions faire. Il ressemble étrangement à l’image que je m’était fait de ce travail au début. Il coïncide avec mes désirs. Et quelle émotion de le découvrir sur grand écran pour la première fois…et sur un écran comme celui de la Fémis de surcroît, qui est parfaitement calibré autant au niveau de l’image que du son.

Ce que je retiens de ces sept mois si denses, c’est que j’ai aimé faire ce film. Et peut être, en général, j’aime profondément l’idée de faire des films.  Je voudrais que cela devienne mon métier. Je voudrais de suite faire un autre film, puis un autre et un autre encore.

Mais la révélation la plus belle, et la plus précieuse, a été l’équipe extraordinaire qui s’est constituée autour du projet : sans Laurent Durupt (musique originale), Noé Bach (image), Nathalie Vignères (montage) et Fanny Weinzaepflen (mixage, ce film n’aurait jamais pris la forme de mes désirs.
C’est grâce à eux, et à une équipe de production hors du commun qui ne s’est jamais lassée de soutenir le projet et l’a fait de manière passionnée – je remercie au passage Audrey Bartolo, Anne Luthaud, Katia Usova, Lucile Humbert et Stéphanie Alexandre – que ce film a pu voir le jour et correspondre à mes rêves les plus inavoués.

Chacun des membres de l’équipe s’est engagé personnellement dans le projet en y apportant une touche personnelle, faite d’attentions et de rigueur extrêmes, parfois de petites finesses, de batailles personnelles menées jusqu’au bout même au delà de moi, juste pour servir le projet au mieux, pour qu’il se rapproche le plus possible d’un rêve commun, où chacun pourrait se reconnaître et revendiquer une partie d’autorialité.

Merci merci merci. C’est avec un sentiment d’immense gratitude que je termine ce projet.
Je lui souhaite bon vent. Je vais l’accompagner, mais j’espère aussi qu’il m’échappe un peu et qu’il soit porté par d’autres regards, des nouveaux qui voudront bien l’accueillir.

cuves-2

prisonniers

dans-latelier-du-peintre

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s